CONFERENCE FINALE DU PROJET YOUTH WOMEN WIN

Le  projet de partenariat stratégique « Youth Women Win » touche à sa fin !!                                      Logo-Bat2-5-web

A  cette occasion, L’asociation Arrimage Good’îles coordinatrice  du projet organise la conférence finale, le lundi 30 janvier 2017 en Guadeloupe

Les organisations partenaires  l’ONG C for C (Madagascar) et de Groupe One (Belgique) seront invitées à présenter  les résultats du projet et  à échanger sur  les  retours d’expériences professionnelles  et les outils d’accompagnement à l’entrepreneuriat féminin  prenant en compte ma dimension de genre.

A  cette occasion, des représentants d’organisations institutionnelles et associatives de plus de 8  pays européens (Espagne, Estonie, Suède, Belgique, Maroc, Italie, Grèce…) seront présents pour  rencontrer et d’échanger sur les bonnes pratiques en matière d’ entrepreneuriat féminin avec les organisations partenaires du projet et leurs homologues de la Guadeloupe.

Suivez l’actualité du projet, le blog  www.youthwomenwin.org   Facebook YouthWomenWin

Contacts presseArrimage Good’iles Email: arrimagedom@gmail.com

Ce projet est co finance  par le programme Erasmus + Jeunesse en action.logo-erasmus-plus-jeunesse-ok-300x140

Johanna RAHAGA, créatrice de bijoux et décoratrice et dessinatrice sur verre

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, en quelques mots, … votre parcours  de sa création à ce jour ?johana-portrait

Après avoir été associée dans le cabinet d’études de ma mère, en parallèle  j’ai effectué des études universitaires dans le domaine de la gestion et la décoration.   Je me suis mise à mon compte il y a environ 5 ans. J’ai commencé par la création de bijoux fantaisies puis j’ai ajouté la gravure et décoration sur verre. Je réalise aussi des prestations de décoration d’église et salle de réception.Ma marque s’appelle OREV. C’est une partie du prénom de ma mère avec l’alphabet inversé (on commence par Z et on termine par A) : ma mère s’appelle Perlive et son prénom devient Kviorev .

Quelles ont été les opportunités et les menaces qui se sont présentés au cours du lancement de votre projet ?

Je suis née de parents ingénieurs qui fabriquent, créent et réparent des objets depuis toujours. J’ai commencé par créer des choses (bijoux, articles de décoration de mariage etc.) pour moi et puis d’autres personnes m’ont demandé d’en créer pour eux et c’est parti comme çà.

Pourquoi avoir choisi l’entrepreneuriat au lieu de salariat?  Et, comment faites-vous pour gérer, en même temps, vie familiale et vie professionnelle ?bijoux

A la base, je n’ai tout simplement pas d’autre repère de femme active étant donné que ma mère a été à son compte depuis pratiquement ma naissance. Puis avec l’arrivée de mes filles, c’est pour pouvoir profiter de leur enfance car j’aurais tout le temps de travailler quand elles seront plus grandes. Pour  concilier  ma vie familiale et vie professionnelle, je me fixe des tranches  horaires par jour pour chaque activité et des jours « dédiés » par semaine suivant les circonstances qui s’imposent.

Selon vous, quel est le plus grand défi que les femmes malgaches doivent relever pour pouvoir entreprendre ?

Le plus grand défi c’est d’OSER car la société malgache traditionnelle destine les femmes à être uniquement femme au foyer et se contenter de l’argent rapporté par son mari.

Votre  conseil ou votre devise ?

DIEU en premier, dans tout ce que j’entreprends car TOUT vient de Lui.logo

En savoir plus sur : https://www.facebook.com/orevcreation.madagascar?fref=ts

 

Entreprendre autrement – Focus sur Mylène Colmar, jeune femme engagée

Profession  Journaliste  : idées reçues et réalités

Peux-tu présenter ton blog,  la genèse de ce projet et à quels besoins il répond ?

Le blog de Mylène Colmar est le fruit d’une dizaine d’années de blogging durant lesquelles j’ai tenu successivement trois blogs. Ceux-ci m’ont permis d’apprendre à bloguer, de faire des rencontres exceptionnelles, d’affirmer ma plume et mes centres d’intérêt. Cependant, comme ils étaient hébergés sur des plateformes, je ne disposais pas d’une totale liberté. J’avais de plus en plus de mal à l’accepter, d’autant que je suis une journaliste indépendante. De plus, j’avais une vision de plus en plus claire d’une ligne éditoriale : parler de la Grande Caraïbe, informer sur ses actualités, ses enjeux, mettre en lumière son immense potentiel._W5A1977

Début 2015, j’ai donc lancé ce blog à mon nom. Il porte sur la richesse, le potentiel mais aussi la complexité de la Grande Caraïbe. Il présente des portraits d’entrepreneurs, des récits de conférences, des focus sur des sujets d’actualité et les enjeux majeurs de la région. Il me permet de m’exprimer sur des sujets qui me tiennent à cœur, de partager mes découvertes, mes informations sur l’espace caribéen. Ainsi, je dispose désormais d’un support qui m’appartient, mais aussi qui, sur le fond et la forme, me correspond bien.

Quels sont les leviers et difficultés de l’activité de blogueuse ?

Grâce à ce blog, mais aussi à mon activité professionnelle, je ne manque jamais d’inspiration, et encore moins d’informations. La Grande Caraïbe présente une telle diversité de territoires, d’actualités, de personnalités, que j’ai l’embarras du choix ! De plus, je reçois de plus en plus de d’invitations à assister à des événements, à découvrir telle ou telle entreprise, à parler de produits, etc. Bizzarrement, ma principale difficulté est dans la restriction. Je ne veux et ne peux pas tout couvrir, pour une question de temps, mais surtout pour préserver la qualité de ce que je publie sur mon blog. Je refuse ausssi les propositions qui ne correspondent pas à ma ligne éditoriale ou ont un caractère purement commercial.

Etre blogueuse, c’est avoir des satisfactions quasi au quotidien. Cela fait plaisir de rencontrer des gens qui ont apprécié un billet parce qu’ils ont obtenu une information, découvert un entrepreneur, un événement, etc. Ce sont des encouragements à continuer. Bien sûr, il y a toujours quelques personnes pour m’interroger sur la pertinence de cette activité, car elle ne me rapporte pas directement d’argent. Cependant, je balaye toujours cette critique, en affirmant : A chacun ses passions.

En tant que jeune femme, comment vis-tu cette activité et le regard qui se porte sur toi dans ton environnement professionnel et personnel ?  

Je le vis bien ! (rires) Plus sérieusement, les gens sont plus habitués à ce que les femmes tiennent des blogs sur la mode, l’esthétique ou les voyages. Cependant, dans notre région, de plus en plus de femmes bloguent aussi sur d’autres thématiques comme la mobilité, la cuisine, les technologies, l’entreprenariat ou sur des faits de société. Et elles sont de plus en plus connues, « sur le devant de la scène », notamment grâce aux réseaux sociaux. Les regards sont donc obligés de changer.

Depuis quelques temps, quand je parle de mon activité de blogueuse, je ne lis plus de l’ironie ou du scepticisme, mais plutôt de l’intérêt dans le regard de la majorité des gens. Et dans le cadre des rencontres pour mon blog ou dans l’exercice de mon métier, je suis de moins en moins confrontée à des attitudes paternalistes, sexistes. Certes, il y en a encore, mais plus rarement, si bien que j’ai le sentiment que cela a évolué.

Tu ne monétises pas ton blog. Pourquoi ce choix ? Quelles alternatives ?

Bloguer est une activité complémentaire de mon métier de journaliste, je me suis donc fixée pour règle de le faire avec le même professionnalisme. Cependant, gagner de l’argent grâce à mon blog n’a jamais été mon objectif premier, ni second d’ailleurs. Je ne fais donc pas des publireportages sur des entreprises, des articles de promotion de produits ou des échanges d’articles, par exemple. Je veux conserver cette totale liberté d’écrire sur ce que je veux, lorsque je le veux.  Par contre, j’envisage de plus en plus d’établir des partenariats de longue durée avec d’autres blogueurs ou des organisations. J’avoue y réfléchir encore, car trouver la bonne formule n’est pas si évidente.

Quels développement, évolutions envisages-tu à partir de ton blog ?

En un an et demi, j’ai effectué un travail important pour faire connaître mon blog, via notamment des réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et Pinterest. Il fait désormais partie de ma « carte de visite » et m’a déjà permis d’étoffer mon carnet d’adresses d’entrepreneurs, de blogueurs, d’influenceurs, caribéens notamment. Je veux travailler de plus en plus sur des projets qui leur permettraient de mieux se connaître et d’obtenir les outils et contacts indispensables pour concrétiser leurs ambitions.

Mon blog s’inscrit déjà dans cette dynamique, les partenariats que je souhaites signer aussi. Dernièrement, j’ai accepté de rejoindre en tant que referente Secret Birds Caribbean, une plateforme web qui vise à soutenir  l’entrepreneuriat féminin caribéen et qui sera lancée fin décembre. Je suis convaincue qu’en multipliant les échanges d’informations et les collaborations entre Caribéens, nous parviendrons plus rapidement et efficacement à créer et à pérenniser des entreprises, des projets d’envergure dans notre région.

Quels conseils aux jeunes femmes qui souhaitent se lancer dans ce type d’activité ?

Lancer un blog, c’est peu coûteux et facile. Trouver le temps pour le tenir et le promouvoir est le plus difficile. Entre les obligations sociales, familiales et professionnelles, il peut vite devenir la dernière roue du carosse. Or, le blogging demande de l’endurance et de la patience. Lancez-vous ! Ne culpabilisez pas, si vous n’avez rien publié pendant un mois ou deux ! L’essentiel est d’y revenir. Ne perdez pas de vue vos objectifs, votre ligne éditoriale, vos règles de déontologie. Et puis, mes décisions sont toujours guidées par un mot-clé : honnêteté.

Mon blog : http://mylenecolmar.com/       @Mycho sur Twitter https://twitter.com/Mycho

Le blog de Mylène Colmar sur Facebook https://www.facebook.com/blogdemylenecolmar/

Clotilde RAZAFIMBAVY « Etre jeune et femme ne doit pas empêcher d’entreprendre .. »

Clotilde RAZAFIMBAVY, gérante propriétaire de la THONERIE de BOENY 

photo clotilde

1.Présentation de l’entreprise  

La THONERIE de Boeny a vu le jour en 2010, après un concours de projet lancé par  le Ministère de la Culture et des loisirs, via le programme de Fonds d’Insertion pour les Jeunes. Ainsi, une entreprise toute récente qui a connu des hauts et des bas, mais qui a surtout résisté grâce à une forte persévérance de la jeune fondatrice. L’idée de s’introduire dans la filière « thon » venait surtout de la prise de conscience sur la dévalorisation de la filière dans la Région Boeny, alors qu’elle représente un grand potentiel pour le développement de la Région … Clotilde y étant originaire.

2.Trouver  les sources de financements

Élue lauréate du concours, Clotilde RAZAFIMBAVY a reçu un financement pour démarrer son projet. Malgré le fait que cette somme soit peu suffisante pour financer la totalité de son projet, avoir gagné à ce concours a déclenché sa motivation à entreprendre. Issue d’une famille pas très aisée, son poste de Comptable auprès de Réfrigepêche (une grande poissonnerie à Mahajanga – Région Boeny) lui a permis de s’autofinancer.  Comme toute jeune startup, le besoin de financement se fait toujours sentir ; c’est alors que Clotilde RAZAFIMBAVY avait demandé du
crédit auprès de diverses institutions mais, ne disposant pas d’assez de garantie, ce fut vain. Ainsi, elle a été obligé de recourir auprès des usuriers (taux de crédit à 50%, à rembourser en quelques mois.) … ce qui lui importait c’était d’en sortir vainqueur peu importe les moyens.

Actuellement, la THONERIE de Boeny a réussi à percer le marché, et ses marchés cibles commencent à se définir petit à petit : supermarchés, restaurants, les passionnés de cuisine. Le succès de Clotilde est principalement dû à sa persévérance et à sa passion ….


3.Concilier la vie privée et vie professionnelle

À la fois mère de famille et chef d’entreprise« Tout n’est pas cadeau », voilà comment elle a résumé ses réponses sur ce propos. Entre mari et femme, il faut tout se dire et tout se partager. Parfois, ça va au-delà de la vie familiale ; le mari se permet souvent de s’immiscer dans les affaires professionnelles de sa femme, qui va même des fois jusqu’à la prise de décision. Pourtant, les deux n’ont pas toujours les mêmes visions, ambitions et manière de gérer, pour ne citer que l’homme qui perd facilement patience et la femme qui persévère face aux difficultés à subir pour réussir. Mais pour éviter l’effet négatif sur son ménage, des fois, la femme doit céder.

Son  slogan  : «  ..Toujours aller de l’avant … être jeune et femme ne doit pas empêcher d’entreprendre » image logo la thonnerie

 

 

Rachel Lollia crée PAWOKA, 1ére application sur plantes médicinales caribéennes

1- Peux tu nous presenter l’objet de ton projet et son evolution

PAWOKA est la première application mobile sur les plantes médicinales de la phaITW Rachel Lolliarmacopée caribéenne.  Ce projet est innovant car il répond à la fois à une problématique de santé : celle de donner plus d’accessibilité à l’information santé, à la population; à travers des outils de vulgarisation. Il répond également à une forte demande de connaissance et de RE-connaissance de notre patrimoine de pharmacopée traditionnelle essentiellement orale.

C’est un projet qui me tient à cœur, j’ai donc décidé de m’y consacrer à 100% pendant 1 an. Je pense que l’idée était en sommeil depuis un moment, j’utilise beaucoup les applications mobiles, de par mon fonctionnement pendant mes études en métropole, où j’avais des réponses quasi immédiates à quasi tout; et à plusieurs reprises je me suis trouvée confrontée à cette carence d’informations locales.

Le déclic s’est fait lors de ma grossesse (difficile de prendre des médicaments) et ensuite quand j’ai du soigner ma fille  avec la médecine douce, car très sensible aux produits de synthèses (même ceux vendus en pharmacie).

A ce jour, j’ai pleine satisfaction de l’usage des plantes médicinales de chez nous, que j’ai redécouvert progressivement. C’est alors qu’en septembre, je me suis lancée sur ce projet, avec l’opportunité du concours Orange et Elles, qui se présentait et proposait un accompagnement et du coaching. .L’idée s’est construite progressivement durant ces 9 derniers mois et à ce jour, le concept est structuré. De belles perspectives sont à venir pour les 5 prochaines années.

Le nerf de la guerre: le modèle économique. Beaucoup seront déçus de savoir, que NON, je ne vis pas du projet. A plusieurs reprises, on m’a suggéré de laisser tomber parce que le modèle modèle n’était pas évident. Il sera profitable à tous: enfants (outils pédagogique), adultes, séniors, professionnels de santé, touristes, quidam, chercheurs et scientifiques. C’est avant tout un projet collectif et de conviction, j’essaie à mon échelle de valoriser un mode vie locavore et les richesses de notre territoire, trop souvent mis à mal alors qu’elles contribuent directement à nous nourrir, nous soigner et à notre bien-être.

Le secteur de la vulgarisation scientifique étant le mien, je me suis lancée.

A coté, j’ai monté une agence de communication spécialisée en communication scientifique et santé, en tant qu’ingénieur en communication scientifique et santé.

 

2- Quelles sont les  difficultés et les leviers que tu  as  rencontré dans ton projet

Mon premier levier est ma famille. Sans elle, je ne pourrait pas faire ce que je fait. Nous sommes une petite équipe mais bien synchronisée. C’est surtout parce que nous sommes tous dans cette démarche de valorisation de notre patrimoine culturel : je tiens cela de mon éducation, et mon compagnon aussi. J’ai aussi un entourage secondaire d’amis, anciens ou plus récents; avec lesquels nous échangeons sur nos projets.

J’ai beaucoup évoluer à l’issue des interactions ponctuelles ou récurrentes avec toutes ces personnes. 2 mentors que j’apprécie d’écouter: Marie GUSTAVE, présidente de l’association Aplamédarom et Lucien DEGRAS, fondateur de l’Archipel des Sciences. Je suis toujours admirative de leur implication totale, passionnée et généreuse pour notre biodiversité. Ils font les choses sans compter et je trouve ceci juste génial. « En aidant le collectif, c’est chacun d’entre nous que l’on aide ».J’ai rencontré et j’en rencontre encore beaucoup de difficultés et d’obstacles. Le principal est financier: comment dépenser de l’argent, que l’on n’a pas pour quelque chose qui ne rapportera pas ou tout au moins ne me rendra pas milliardaire ?

En dehors de la passion et de la certitude de faire quelque chose de bien, je pense qu’il y a un coté « maso » (rires).logo pawoka rachel lollia

Néanmoins, les opportunités de les contourner et d’en faire une force / une richesse se sont toujours présentées d’elles-mêmes, croisons les doigts pour que cela continu ! J’insiste à dire que c’est un projet COLLECTIF, parce que j’ai su, sur mon chemin, trouver de l’aide gracieuse, des personnes qui ont été séduites par le projet et qui elles aussi, à leur niveau souhaitaient contribuer. Un grand merci à vous ;).

Il ne faut pas se mentir, c’est très difficile ! la conciliation vie privée / vie professionnelle n’est pas facile. Mais comme dit mon père: « avant que les choses soient simples, elles sont compliquées », alors j’avance pour quelles deviennent simples. L’épanouissement dans l’idée et la réalisation de quelque chose entièrement imaginée, avec de la détermination, n’a pas de prix. C’est juste une énorme chance de pouvoir se surpasser dans quelque chose que l’on aime, puis déteste, pour finalement adorer. Le cheminement aussi à son charme.

3 – Trois conseils que tu donnerais aux jeunes femmes et aux accompagnateurs professionnels pour  aider les jeunes qui veulent entreprendre ?

Qui ne tente à rien n’a rien. Même dans l’échec, il a une bonne chose: celle de savoir qu’il faudra faire autrement. Alors ne perdez plus 1 minute de plus et lancez-vous !

Deux  phrases que j’aimes beaucoup :

1- « Quoi que tu rêve d’entreprendre, commence le! L’audace a du génie, du pouvoir et de la magie » (Goethe)

 2- « Sans innovation, la stratégie est inutile, dans stratégie l’innovation n’a pas de but » Pensez disruption ! (Kao) .

Facebook: https://www.facebook.com/Pawoka-927985433986699/

Le site de Pawoka sort bientôt !!

 

Jessica BRUDEY, jeune femme entrepreneure créatrice de Foodiles

Veux tu nous presenter ton entreprise et son evolution.

ORANGE & ELLES-18 FBK (1)

Jessica Brudey, fondatrice de Foodiles.                       

Bonjour,

J’ai lancé Foodiles, 1ére application de géolocalisation des restaurants  de la Caraïbe , il y a bientôt un an et demi. Pour le moment, je suis focalisée sur la Guadeloupe et je propose une application disponible sur IOS & Android , un site web www.foodiles.com , un blog www.foodilesleblog.com  et des réseaux sociaux mettant en valeur les meilleures adresses gourmandes. 

Que vous recherchiez un japonais, de la cuisine du monde ou tout simplement de la cuisine traditionnelle, vous avez accès à plus de 400 adresses. L’idée de départ est vraiment de fournir un outil permettant d’arrêter de chercher où manger. Les adresses sont classées par type, par ville, par prix ou tout simplement « Près d’ici ». Je travaille en partenariat avec les restaurateurs afin de les accompagner dans la transition numérique, de leur permettre  de toucher une clientèle toujours plus connectée.

Quels sont les  difficultés et les leviers que tu  as rencontré dans la creation de ton entreprise ? 

Il existe pléthore d’organisme d’accompagnements en Guadeloupe mais peu dans le digital. Le business model  d’une startup n’est pas figé comme celui d’une boulangerie par exemple. On  (les organismes, les banques…) nous demandent de nous adapter, de rentrer dans des cases. Or, ceci n’est pas possible. Il est primordial de se trouver un réseau de pairs (commençant comme nous ou plus aguerris) nous permettant d’échanger sur les trucs et astuces pour réussir.  Sinon, la solitude de l’entrepreneur qui n’est pas un mythe risque vite fait de nous rattraper et de nous enfermer dans un marasme et dans un brouillard sans limite.

Les difficultés sont d’ordre économique également. Ne pas confondre encart-FOODILES-2chiffre d’affaires et bénéfices n’est pas une gageure. Il faut être prêt à vivre des moments difficiles avant de voir le succès notre entreprise.Enfin, la chose primordiale est de trouver un compagnon ou une compagne de vie qui comprenne nos absences, nos présences-absences et le fait qu’au lieu de rapporter du revenu nous en dépensons.

Trois conseils que tu donnerais aux jeunes femmes et aux accompagnateurs professionnels pour  aider les jeunes  femmes   qui veulent entreprendre ?

  • Etre extrêmement organisé et rigoureux : dans la gestion, des dossiers (clients, organismes) et avoir une to do list afin de planifier nos actions,
  • Etre conscient que le succès ne pourra pas venir tout de suite dans 95% des cas,
  • Etre entouré
  • Tomber 100 fois et se relever 101 !

Jessica Brudey – www.foodiles.com

Les filles s’emparent du NET – 1

Un peu partout sur la planète, des bloggeuses partagent généreusement leurs idées, leurs bons plans et leurs passions ! Plusieurs jeunes développent carrément un modèle d’affaire et vivent de leurs blogues. Eh oui, c’est possible de faire ce que l’on aime tout en apportant quelque chose aux autres.

Voici une sélection de 3 sites utiles et rafraîchissants !

Talented Girls, un blogue à suivre de près ! Besoin de reprendre confiance en vous ? Talented Girls est LE blogue à visiter! Il rassemble des portraits de jeunes femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat, des astuces pour réussir votre projet et surtout une bonne dose d’énergie positive ! Pour aller plus loin, Anouck, la jeune bloggeuse, propose aussi une série de coaching sur : la confiance et l’amour de soi, la communication, l’organisation, etc.  http://www.talentedgirls.fr/

Mots d’elles –  Le blogue de Déborah Cherenfant propose des modèles de réussite en affaire. Des femmes dans toutes sortes de domaines et de toutes les origines sont interrogées. Le but ? Montrer que c’est possible de concrétiser son rêve et partager des stratégies gagnantes. Ce blogue est une véritable source d’inspiration : https://motsdelles.wordpress.com

Mes bonnes copines est un réseau collaboratif féminin. Il suffit de s’inscrire en ligne et de proposer un coup de pouce aux autres internautes. On peut ainsi bénéficier de l’aide d’une autre. Bref, avec Mes bonnes copines on se sent beaucoup moins seule ! Le site offre aussi des bons plans et les utilisatrices peuvent proposer leurs services de sorte à développer leur activité professionnelle. On y retrouve des ateliers, événements et toutes sortes d’activités innovantes et intéressantes ! Une façon concrète de surmonter les difficultés ensemble !  www.mesbonnescopines.com/

N’hésitez pas à nous suggérer d’autres adresses 🙂 !