Rachel Lollia crée PAWOKA, 1ére application sur plantes médicinales caribéennes

1- Peux tu nous presenter l’objet de ton projet et son evolution

PAWOKA est la première application mobile sur les plantes médicinales de la phaITW Rachel Lolliarmacopée caribéenne.  Ce projet est innovant car il répond à la fois à une problématique de santé : celle de donner plus d’accessibilité à l’information santé, à la population; à travers des outils de vulgarisation. Il répond également à une forte demande de connaissance et de RE-connaissance de notre patrimoine de pharmacopée traditionnelle essentiellement orale.

C’est un projet qui me tient à cœur, j’ai donc décidé de m’y consacrer à 100% pendant 1 an. Je pense que l’idée était en sommeil depuis un moment, j’utilise beaucoup les applications mobiles, de par mon fonctionnement pendant mes études en métropole, où j’avais des réponses quasi immédiates à quasi tout; et à plusieurs reprises je me suis trouvée confrontée à cette carence d’informations locales.

Le déclic s’est fait lors de ma grossesse (difficile de prendre des médicaments) et ensuite quand j’ai du soigner ma fille  avec la médecine douce, car très sensible aux produits de synthèses (même ceux vendus en pharmacie).

A ce jour, j’ai pleine satisfaction de l’usage des plantes médicinales de chez nous, que j’ai redécouvert progressivement. C’est alors qu’en septembre, je me suis lancée sur ce projet, avec l’opportunité du concours Orange et Elles, qui se présentait et proposait un accompagnement et du coaching. .L’idée s’est construite progressivement durant ces 9 derniers mois et à ce jour, le concept est structuré. De belles perspectives sont à venir pour les 5 prochaines années.

Le nerf de la guerre: le modèle économique. Beaucoup seront déçus de savoir, que NON, je ne vis pas du projet. A plusieurs reprises, on m’a suggéré de laisser tomber parce que le modèle modèle n’était pas évident. Il sera profitable à tous: enfants (outils pédagogique), adultes, séniors, professionnels de santé, touristes, quidam, chercheurs et scientifiques. C’est avant tout un projet collectif et de conviction, j’essaie à mon échelle de valoriser un mode vie locavore et les richesses de notre territoire, trop souvent mis à mal alors qu’elles contribuent directement à nous nourrir, nous soigner et à notre bien-être.

Le secteur de la vulgarisation scientifique étant le mien, je me suis lancée.

A coté, j’ai monté une agence de communication spécialisée en communication scientifique et santé, en tant qu’ingénieur en communication scientifique et santé.

 

2- Quelles sont les  difficultés et les leviers que tu  as  rencontré dans ton projet

Mon premier levier est ma famille. Sans elle, je ne pourrait pas faire ce que je fait. Nous sommes une petite équipe mais bien synchronisée. C’est surtout parce que nous sommes tous dans cette démarche de valorisation de notre patrimoine culturel : je tiens cela de mon éducation, et mon compagnon aussi. J’ai aussi un entourage secondaire d’amis, anciens ou plus récents; avec lesquels nous échangeons sur nos projets.

J’ai beaucoup évoluer à l’issue des interactions ponctuelles ou récurrentes avec toutes ces personnes. 2 mentors que j’apprécie d’écouter: Marie GUSTAVE, présidente de l’association Aplamédarom et Lucien DEGRAS, fondateur de l’Archipel des Sciences. Je suis toujours admirative de leur implication totale, passionnée et généreuse pour notre biodiversité. Ils font les choses sans compter et je trouve ceci juste génial. « En aidant le collectif, c’est chacun d’entre nous que l’on aide ».J’ai rencontré et j’en rencontre encore beaucoup de difficultés et d’obstacles. Le principal est financier: comment dépenser de l’argent, que l’on n’a pas pour quelque chose qui ne rapportera pas ou tout au moins ne me rendra pas milliardaire ?

En dehors de la passion et de la certitude de faire quelque chose de bien, je pense qu’il y a un coté « maso » (rires).logo pawoka rachel lollia

Néanmoins, les opportunités de les contourner et d’en faire une force / une richesse se sont toujours présentées d’elles-mêmes, croisons les doigts pour que cela continu ! J’insiste à dire que c’est un projet COLLECTIF, parce que j’ai su, sur mon chemin, trouver de l’aide gracieuse, des personnes qui ont été séduites par le projet et qui elles aussi, à leur niveau souhaitaient contribuer. Un grand merci à vous ;).

Il ne faut pas se mentir, c’est très difficile ! la conciliation vie privée / vie professionnelle n’est pas facile. Mais comme dit mon père: « avant que les choses soient simples, elles sont compliquées », alors j’avance pour quelles deviennent simples. L’épanouissement dans l’idée et la réalisation de quelque chose entièrement imaginée, avec de la détermination, n’a pas de prix. C’est juste une énorme chance de pouvoir se surpasser dans quelque chose que l’on aime, puis déteste, pour finalement adorer. Le cheminement aussi à son charme.

3 – Trois conseils que tu donnerais aux jeunes femmes et aux accompagnateurs professionnels pour  aider les jeunes qui veulent entreprendre ?

Qui ne tente à rien n’a rien. Même dans l’échec, il a une bonne chose: celle de savoir qu’il faudra faire autrement. Alors ne perdez plus 1 minute de plus et lancez-vous !

Deux  phrases que j’aimes beaucoup :

1- « Quoi que tu rêve d’entreprendre, commence le! L’audace a du génie, du pouvoir et de la magie » (Goethe)

 2- « Sans innovation, la stratégie est inutile, dans stratégie l’innovation n’a pas de but » Pensez disruption ! (Kao) .

Facebook: https://www.facebook.com/Pawoka-927985433986699/

Le site de Pawoka sort bientôt !!

 

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