« Mais où trouver l’argent ?! « – l’avis de l’expert

Pour résoudre la question fondamentale qui me préoccupe ces temps-ci, j’ai décidé de consulter un expert.  Sébastien Reyt  de P+ Consultant, accompagne des centaines de porteurs de projets chaque année –  www.pplusconsultant.fr. Il a bien voulu me donner son avis :

Avec l’entrée en vigueur de Bâle III[1](règlementation bancaire) les PME souffrent encore davantage du « credit crunch ». Aujourd’hui les PME se financent pour beaucoup via des emprunts bancaires, dont les conditions d’accès sont déjà difficiles à satisfaire et cela particulièrement pour les petits porteurs de projets et plus particulièrement aux Antilles. Mais si vos projets sont un minimum mature il y a des solutions intéressantes que peu de porteurs explorent:

  • Les Business Angels, sont des « personnes physiques qui investissent une part de leur patrimoine dans une entreprise innovante à potentiel et qui met à disposition de l’entrepreneur, ses compétences, expérience, et réseaux relationnels». Les business angels sont souvent entrepreneurs ou anciens entrepreneurs. Nous en comptons quelques-uns aux Antilles avec les Caraibes Angels. http://www.caraibesangels.org/
  • Le micro Crédit

Il s’agit d’un prêt aux personnes en difficultés à la fois exclus du système bancaire et du marché du travail avec des prêts pouvant aller jusqu’à 10 000 euros grâce à une caution de l’entourage. www.adie.org

  • Le corporate venturing ou les Fondations

De plus en plus les grandes entreprises lancent des fonds d’investissement dédiés aux PME et starts-up Il peut s’agir d’une démarche purement financière ou stratégique mais bien souvent il s’agit des deux. Au travers de leurs investissements les grands groupes souhaitent capter les tendances du marché, faire de la prospection en vue d’acquisitions, et organiser leur veille technologique au-delà des simples retours financiers. L’innovation est un challenge pour les grands groupes, investir dans de petites structures sans qu’elles constituent des acquisitions permet de trouver un équilibre entre exploitation-exploration en minimisant les risques de destruction de valeur liés à l’intégration de starts-up.

  • Enfin plusieurs Fondations ouvrent leurs portes à des porteurs de projets et offres des bourses à des entrepreneurs qui correspondent à des valeurs que les associations portent (environnement, économie sociale et solidaire etc…)

Entreprendre est une aventure passionnante, au-delà du besoin d’émancipation, nous parlons d’un bouleversement de la vie en termes de responsabilité personnelle ou bien souvent l’entreprise et l’entrepreneur fusionnent pour ne former qu’un tout. Cet impact est d’autant plus important dans notre contexte socio culturel où le facteur de monoparentalité, qui touche beaucoup plus les femmes que les hommes, (29% de la population) occasionne bien souvent des craintes au niveau du maintien de la cellule familiale.   Face à la myriade de possibilités de source de financement, (il en existe même des spécifiques pour les femmes) nous conseillions aux porteurs de projet de se faire accompagner par des structures institutionnelles qui bien souvent peuvent financer l’accompagnement  par des professionnels qui vous aideront à y voir plus clair.. Les femmes, sont de plus en plus présentes dans la création d’entreprise, volontaires, exigeantes, et surtout déterminées, nous constatons une véritable croissance de cette volonté d’entreprendre.

Nous avons coutume de dire qu’il n’y a pas de petit projet, il n’y a qu’une planification cohérente de la croissance d’un projet et pour se faire des experts sont à la disposition des futurs entrepreneurs, le financement ne doit pas être un frein mais plutôt l’opportunité de rencontrer des professionnels à votre écoute et à l’écoute de vos projets…il ne faut pas hésiter…entreprenez !

[1] Pour en savoir plus sur Bale III https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_III

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