Un sondage pour améliorer les pratiques des coachs en entrepreneuriat!

Dans le cadre du projet Youth Women Win est prévue la publication d’un guide de bonnes pratiques en entrepreneuriat féminin. Il proposera des stratégies et tactiques pour mieux accompagner les femmes dans leur projet d’entreprise. Que vous soyez  coach ou porteuse de projet votre retour d’expérience nous permettra de proposer un document le plus inclusif et innovant possible

Pour réponde au sondage, merci de cliquer sur le lien qui correspond à votre situation ci-dessous:

Le micro entreprenariat féminin à Madagascar, un regard observateur de l’ONG C-For-C

LOGO C FOR CDepuis sa création en 2007, l’ONG C-For-C focalise sa mission dans l’appui des personnes travaillant dans le secteur informel que l’on définit aussi comme du micro-entrepreneuriat. A Madagascar, étant parmi les pays les moins avancés, ce secteur occupe une très grande place, et bien qu’informel, ce secteur est parmi les domaines locomotives de l’économie nationale.

Depuis 2012, l’institut national de la statistique ou l’INSTAT à Madagascar, n’a plus de données récentes concernant la situation du secteur du micro-entrepreneuriat. C’est pour cette raison, et par soucis d’adéquation des projets à la situation réelle du Pays, que l’ONG C-For-C a décidé de mener des observations, et des études sur le domaine de l’entrepreneuriat féminin à Madagascar.

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes si l’on ne considère que ceux-ci, mais les premières observations menées sur terrain, sont encore plus parlantes. Nous avons mené notre première observation dans le quartier des 67Ha, un quartier populaire, cosmopolite, et parmi les plus pauvres de la ville d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. L’activité économique de ce quartier est intense. En effet, Elle prend place à chaque coin de rue, sur tous les trottoirs, en dehors des limites des places de marchés.  Bref, tout le quartier est inondé de marché ambulant, ce qui représente 70% des activités économiques. Ensuite arrive le secteur agro-alimentaire, les mini-restos, les « bouffes mobiles », les petits snacks, qui représente 20%. Enfin les services comme les taxiphones, qui couvrent 10%. Les habitants ne vivent que de cela, une petite activité de subsistance, qui n’est pas protégée, n’est pas pérenne et n’est pas viable. Les femmes sont en majorité dans ce secteur, 60% de la population féminine de ce quartier nourrit sa famille avec les revenus de ces petites activités génératrices de revenus. Ces femmes sont issues de la couche de la population la plus pauvre du Pays. En effet, seules 1 femme sur 7 a fait des études supérieures. Ces femmes vivent de cette activité au jour le jour et n’ont pas une vision plus grande de leur avenir.

C-For-C considère ces petites activités comme étant de l’entrepreneuriat. Ces petits « business » du secteur informel font vivre 3 familles sur 5 à Madagascar. Il est temps de les considérer.

A suivre…