Un sondage pour améliorer les pratiques des coachs en entrepreneuriat!

Dans le cadre du projet Youth Women Win est prévue la publication d’un guide de bonnes pratiques en entrepreneuriat féminin. Il proposera des stratégies et tactiques pour mieux accompagner les femmes dans leur projet d’entreprise. Que vous soyez  coach ou porteuse de projet votre retour d’expérience nous permettra de proposer un document le plus inclusif et innovant possible

Pour réponde au sondage, merci de cliquer sur le lien qui correspond à votre situation ci-dessous:

Rencontre avec Lhamo Svaluto propriétaire de Momo

Une femme entrepreneure voit un projet d’une façon plus globale. Elle voit plus les implications sociales et environnementales.

LHAMO SVALUTO - photo prise par Sophie Dewulf

LHAMO SVALUTO – photo prise par Sophie Dewulf

Nous avons rencontré Lhamo Svaluto, 38 ans, qui a ouvert depuis 2 ans un petit restaurant à Ixelles spécialisé dans les raviolis tibétains, les momos. Elle travaille avec des produits locaux et issus de l’agriculture biologique dans la mesure du possible. Pour créer son activité, Lhamo s’est faite accompagner par Village Partenaire.

Quel est votre parcours ?

Au départ, je n’étais pas du tout destinée à devenir restauratrice. J’ai fait des études en sciences politiques et j’ai d’abord travaillé comme fonctionnaire au ministère de l’intérieur. Très vite, j’ai compris qu’ une fonction de fonctionnaire, ce n’était pas fait pour moi. J’ai donc quitté. Ensuite, j’ai travaillé dans une ONG. C’était déjà quelque chose plus destiné à ma personne mais malgré tout, il manquait le côté “prendre des risques”, l’aspect “entreprendre”. Je crois que c’est un petit peu en moi, ça.

Après, comme beaucoup de femmes, il y a un gros bouleversement quand on a des enfants. J’ai arrêté de travailler quand j’ai eu mon premier enfant. Et puis j’ai eu mon deuxième enfant. Ce temps de pause était vraiment un temps qui a été profitable et je me suis dit : “maintenant, si je me lance, je me lance dans un projet plutôt personnel”. C’est comme ça que m’est venue l’idée de lancer ce commerce.

Combien de temps s’est écoulé entre l’idée de démarrer une activité et l’ouverture du restaurant ?

Pour moi cela a été assez rapide. Dans un premier temps, ce qui m’intéressait c’était d’entreprendre un projet. Il se fait que ça a été dans la restauration mais mon premier projet n’était pas dans la restauration. C’était autre chose, qui m’a pris au moins 2 ans, pour après réaliser que ça ne débouche pas toujours sur une réussite. Avec les conditions du moment, ce n’était pas réalisable. Il y a des projets qu’on a en tête : il y en a qui sont réalisables et d’autres  qui le sont moins. C’est important aussi de prendre conscience de cela pour ne pas traîner ou rester sur une frustration.

Vu que le premier projet semblait irréalisable, en tout cas à ce moment là, j’ai décidé de changer de cap et d’aller vers un deuxième projet qui me semblait beaucoup plus facile à réaliser. Du coups, à partir du moment où j’ai eu l’idée de me lancer, jusqu’à l’ouverture de ce restaurant, ça a duré entre avril et novembre 2013, donc 7 mois. Mon premier RDV avec Village Partenaire, c’était en avril 2013. J’étais prête déjà vers le mois d’août, mois de septembre. Après, il fallait trouver le local. Je l’ai trouvé au mois de septembre. Le temps de réaliser quelques travaux, etc. Ça a mis un peu de temps. Mais globalement ça a été assez rapide.

Comment vous vous êtes rendue compte que le premier projet n’était pas réalisable ?

Il y avait beaucoup d’éléments indépendants de ma volonté, beaucoup de conditions externes. Je devais travailler avec le Tibet, pouvoir rentrer au Tibet, être en contact avec les locaux sur place. Vu la condition politique sur place, je n’ai pas de prise là-dessus, c’était beaucoup plus compliqué. Je me suis rendue compte que pour un premier projet, il faut faire un projet réalisable, sur place, où le succès du projet ne dépend que de soi-même.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en tant que femme entrepreneure ?

Je ne peux pas dire que j’ai rencontré des obstacles précis en tant que femme. Mais je me suis rendue compte d’une chose : par rapport au développement par après, sans doute que si je n’étais pas une femme, le développement aurait été peut-être plus rapide. J’ai ouvert un restaurant ici, et ça fonctionne bien. Mais l’idée c’est de ne pas m’arrêter ici, de pouvoir en développer d’autres. Là je vois que c’est quand même un obstable dans le sens où je suis maman de 2 enfants et j’ai fait en sorte que ce commerce n’empatisse pas trop dans ma vie personnelle. Il y  peu d’heures d’ouverture du restaurant comme cela ça me permet vraiment d’avoir un équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle.

Par contre pour le développement, je me suis déjà dit que si je n’avais pas d’enfant ou si je n’étais pas une femme tout simplement, peut-être en tant qu’homme ayant des enfants, cela aurait été plus facile pour le développement.

Vous êtes maman de deux enfants. Comment le lancement d’activité a été accueilli par vos enfants et votre famille ?

Mes enfants sont tout petits donc ils ne comprennent pas trop bien. Mais de la part de mon mari, j’ai eu tout le soutien. Et puis j’ai une vie normale : il n’y a que 2 jours où je rentre tard mais c’est tout. J’ouvre à midi et à 15h j’ai fini ma journée. J’ai fait en sorte justement d’avoir cet équilibre. J’imagine que si j’avais ouvert comme un restaurant normal, presque tous les jours, midi et soir, je pense que la famille et mon mari l’auraient vu différemment. J’ai équilibré de façon à ce que mon absence ne soit pas trop ressentie. Du coups, ça aussi c’est des limites.

Avez-vous eu peur ? Avez vous vécu des hauts et des bas ?

Oui, j’étais un petit peu anxieuse. Mais c’était peut-être lié au fait que je me lançait dans un truc qui était tout-à-fait nouveau. Pour moi la restauration, c’était la première fois. Et je ne suis pas forcément une bonne cuisinière. J’ai ouvert ici pas forcément par passion de la cuisine, mais plus par passion de faire quelque chose, un projet.

Je ne savais pas la réaction des clients. J’étais bien entourée, j’avais une bonne équipe. On est évidemment anxieuse par rapport au produit qu’on propose : est-ce qu’il va avoir des bonnes réactions ? Est-ce qu’il va y avoir de l’enthousiasme ?

Par contre, je n’ai pas eu d’autre soucis plus particuliers à d’autres entrepreneurs parce qu’ils ont mis beaucoup d’argent, pour qui il faut que le projet fonctionne vraiment. Moi je n’ai pas eu trop ce souci-là parce que j’ai eu la chance de trouver un établissement où tout y était. Donc je n’ai pas du faire beaucoup d’investissements, il n’y avait pas de fonds de commerce donc j’ai dû faire un prêt qui est presque ridicule pour quelqu’un qui se lance dans la restauration. A ce niveau là, je n’étais pas emprisonnée. Ca permettait de commencer avec une certaine sérénité. Mais je suis consciente que c’était une chance, un privilège.

Avez-vous des recommandations à faire à des jeunes femmes qui hésitent à se lancer ?

Osez ! L’important c’est de se sentir en phase avec soi-même, de ne pas vivre avec des frustrations.

C’est ce qui vous a motivé à lancer votre projet ?

Oui, j’ai compris que j’avais une personnalité assez indépendante et ce n’était pas très agréable pour moi de travailler pour quelqu’un et de recevoir des directives. C’est quelque chose que j’ai compris. Je ne pouvais être satisfaite que dans un endroit où je fais à ma façon.

Dans un premier temps, quand j’ai ouvert ici, c’était un projet plus global avec une équipe de femmes que je connais depuis un certain temps et qui ont des difficultés à trouver du travail, qui ne sont pas intégrés dans le paysage et qui ont un certain nombre d’obstacles dans leur vie pour s’émanciper. Je voulais les intégrer dans le projet. On était une équipe pour permettre à ces dames de travailler et de garder une certaine dignité via le travail. Après 2 ans, il y en avait 3, il n’y en a plus qu’une. Ce sont des femmes qui sont fragilisées au départ, qui ont des fragilités physiques, mais ce sont des femmes très fortes. Au départ c’était un projet à caractère social mais qui s’est dirigé vers autre chose, indépendamment de ma volonté. La deuxième femme est partie car elle a déménagé dans une autre partie de la Belgique. Cette dame ne travaille pas maintenant. Mais cela a été une expérience intéressante pour elle de savoir ce que signifie le travail.

Je pense que les femmes sont plus sensibles quand elles se lancent à aller vers quelque chose à l’aspect global plutôt que purement vers les bénéfices.

Pour découvrir Momo : http://mo-mo.eu/

Propos recueillis par Virginie Dewulf et photo prise par Sophie Dewulf

Parcours d’entrepreneure : Mélanie Mickiels, cofondatrice de Belgomarkt

“C’est très important d’avoir un entourage, même s’il est critique, et de savoir qu’on peut compter sur cet entourage.

Mélanie Mickiels - photo prise par Sophie Dewulf

Mélanie Mickiels – photo prise par Sophie Dewulf

 Nous avons rencontré Mélanie Mickiels, une jeune entrepreneure bruxelloise de 29 ans. Accompagnée de son compagnon, Trésor et de leur amie, Stéphanie, elle est à l’origine du projet “Belgomarkt”, un supermarché qui ne vendra que des produits belges et ouvrira ces portes dans les prochaines semaines à Bruxelles.

Pourquoi s’être lancée dans l’aventure de l’entrepreneuriat ?

Je crois que l’élément déclencheur est d’avoir eu un enfant. A ce moment-là, je travaillais pour un promoteur immobilier et ça ne m’intéressait pas du tout. J’ai étudié la coopération au développement, j’ai travaillé pour une ONG puis dans un cabinet politique.

Après être tombée enceinte, c’est le premier boulot qui s’est présenté à moi. J’ai accepté et c’était vraiment horrible. C’est comme cela que le projet a émergé. Trésor travaillait dans l’univers des médias. Il avait de plus en plus envie de travailler dans quelque chose de plus concret.

Le but était aussi de se créer une situation professionnelle qui était plus sûre parce que je n’avais pas de contrat régulier.

Et pourquoi Belgomarkt ?

On est tous les deux passionnés par la nourriture et par le secteur de l’alimentation de manière générale. A un moment donné, on a pensé à s’installer au Congo pour démarrer quelque chose là-bas et c’est en réfléchissant à ce projet au Congo que le projet Belgomarkt nous est venu à l’esprit.

On remarquait que dans la communauté africaine de manière générale par rapport aux autres communautés à Bruxelles, l’argent circule très peu à l’intérieur de la communauté. Quand les Congolais vont faire leurs courses à Matongé, ils achètent des produits qui ne sont pas du tout africains, qui ne viennent pas du tout du Congo. Ils achètent du beurre de cacahuète allemand, même le pagne est fait aux Pays-Bas. On s’est dit que l’argent ne circulait pas. On voulait revenir au principe de l’économie circulaire.

Par ailleurs, on voyait l’intérêt qu’il y avait en Belgique pour les produits locaux et le désespoir des agriculteurs belges. On s’est dit qu’il y avait un gros trou sur le marché. Effectivement, il y a des offres de produits locaux qui passent beaucoup par tout ce qui est internet, etc, par les paniers bios, mais il n’y a pas de magasin physique. C’est de là qu’est née l’idée de Belgomarkt.

Peux-tu développer le concept de Belgomarkt ?

Belgomarkt est une alternative aux supermarchés de proximité conventionnels, par exemple, les Carrefours Express et Proxy Delhaize qui poussent comme des champignons partout. L’idée est de ne commercialiser que des produits belges. Avant de conceptualiser la chose, on est parti à la rencontre des producteurs. Cela nous a mis beaucoup de temps avant de créer notre listing (on a à peu près 2000 références maintenant et un peu plus de 220 producteurs). On a d’abord organisé des rencontres avec tous les producteurs pour voir si c’était faisable d’un point de vue logistique et puis on s’est attelé à la question économique et à monter notre plan financier pour voir si c’était rentable, etc.

Notre produit c’est ça, un supermarché de 250 m2 qui propose 1000 références C’est plus ou moins la moitié par rapport à ce qu’on voit dans les grandes surfaces proportionnellement à la surface commerciale. Donc on va vraiment à l’inverse de l’hyperchoix puisqu’on essaye de ne plus se baser sur cette logique de concurrence entre les producteurs et de la course au prix le plus bas mais de vraiment créer un partenariat. Pour pouvoir être concurrentiel par rapport aux autres supermarchés, notre modèle est de travailler en circuit court, supprimer les intermédiaires et de valoriser le vrac au maximum. Ce qui nous permet pour toute une catégorie de produits d’être concurrentiel.

Combien de temps s’est écoulé entre l’idée et la concrétisation du projet ?

J’ai d’abord démarré toute seule puisque Trésor travallait encore. J’étais la première à quitter mon emploi. J’ai travaillé 4 mois toute seule. Mais tout seul, je crois qu’on avance beaucoup moins bien et beaucoup moins vite qu’avec ses partenaires dans le projet.

Je dirais que cela a pris un an, réellement, peut-être pas à temps plein mais au moins un an pour être vraiment mûr.

Les contacts avec les producteurs ont aussi pris du temps…

Oui, parallèlement il y a le contact avec les producteurs. Mais il a aussi fallu  vraiment conceptualiser le projet, décider quand est le bon moment pour arriver sur le marché, trouver une surface commerciale, savoir quelle structure choisir, comment on veut travailler, quel management, va-t-on engager des gens, combien, comment, quoi, est-ce qu’on va faire de la transformation ou pas.

Cela a mis un an pour nous car on n’était pas du milieu de la vente au détail. On avait tous les deux travaillé dans l’horeca en tant qu’étudiants. Mais ce n’est pas du tout la même chose. Je crois qu’en tant que professionnel, quand on connait le métier, c’est autre chose. A mon avis cela aurait pu être plus rapide. On a dû apprendre plein de choses.

Quelles sont tes motivations pour devenir entrepreneure?

Je crois qu’il y a deux choses en parallèle.

Il y a le contexte socio-économique en Belgique et en Europe pour le moment qui est favorable à l’entrepreneuriat à cause du chômage, l’émergence de toute cette nouvelle économie collaborative qui stimule les jeunes pour lancer des commerces avec des business modèles qui n’intègrent pas que des questions de rentabilité.

Au niveau personnel, je me suis toujours vue, depuis toute petite, créer quelque chose et pouvoir en vivre. Ce n’était pas la priorité de pouvoir en vivre, mais en tout cas créer un projet et le faire fonctionner, le créer de A à Z.

As-tu eu des difficultés en tant que femme entrepreneure au moment de lancer ce projet ?

Non, pas pendant la création du projet. Je trouve qu’au niveau de la crédibilité, je n’ai pas ressenti que j’avais moins de crédibilité que Trésor.

Par contre, en tant qu’employée, je me suis parfois sentie plus discriminée qu’en tant que créatrice de projets ou jeune entrepreneure. Je trouve qu’il y a beaucoup plus d’allusions, un peu de drague, dans le milieu professionnel. En en discutant avec des amis, j’ai vraiment l’impression que c’est quasiment la norme pour toutes les femmes.

Donc le fait de créer ton propre projet t’a libérée en quelque sorte de cette discrimination ?

Oui, on peut dire cela comme ça. En tout cas, je n’ai plus du tout senti cette discrimination. Maintenant, on est à la fin de la création, on n’a pas encore tout terminé donc je ne sais pas comment cela va se passer pour la suite, une fois que je travaillerai, que l’entreprise fonctionnera.

 Au niveau conciliation vie privée et vie professionnelle, comment cela se passe-t-il ?

Il faut d’emblée y penser parce que le fait de monter quelque chose avec son copain, ce n’est pas évident. Je crois que ce sera beaucoup plus facile pour tous les deux quand on travaillera, parce qu’on sera avec d’autres gens. Depuis le début, on n’est qu’à deux.

Hormis les rendez-vous en journée (souvent, on fait ça ensemble, je crois que c’est la deuxième fois que je le fais toute seule aujourd’hui, on est tout le temps ensemble et obligatoirement on ne parle que de ça.

C’est clair que c’est pas facile de mettre une limite entre la vie professionnelle et la vie privée. Mais je crois que c’est quelque chose qu’on doit sentir au niveau de son couple, si on est capable oui ou non de se lancer dans ce genre d’entreprise. Mais c’est vrai que ce n’est pas facile, et au niveau de la vie de famille, il faut se mettre d’accord au préalable sur les priorités. Si on n’est pas d’accord sur les priorités, et sur ce que sont de manière pratique les priorités, alors ça risque d’être compliqué.

Quand tu as décidé de te lancer, quelles ont été les réactions de ton entourage ?

L’entourage des proches est toujours très protecteur. C’est un peu leur rôle, mais ils ont tendance à beaucoup remettre en question le projet, à remettre en cause la finalité, la viabilité. En fait, on essaye de franchir une succession de barrières et l’entourage proche consititue la première. C’est compliqué mais c’est nécessaire parce que c’est ce qui permet de renforcer la confiance qu’on a en notre projet.

Je crois que lancer un projet, c’est une éternelle bataille et c’est une étape nécessaire. Au fur et à mesure, on sent que notre projet est plus mûr et ces barrières-là, les questions des proches, on les voit comme des challenges et plus comme une barrière.

Je trouve que c’est très important d’avoir un entourage, même s’il est critique, d’en avoir un, et de savoir qu’on peut compter sur cet entourage. Ne serait-ce que pour garder les enfants. C’est des bêtises, mais tout le monde n’a pas la chance de pouvoir bénéficier de ça et c’est primordial d’avoir un entourage proche. La famille peut aussi être substituée par des amis.

As-tu eu peur avant de lancer le projet ?

Oui, tout le temps [rires]. Beaucoup plus maintenant parce que ça devient concret. Au début, on façonne et on est dans l’aisance, c’est gai quand on se lève le matin : on se dit “je vais créer mon projet, c’est chouette”. Donc on organise sa journée comme on veut. Mais après, c’est clairement l’angoisse de rentabilité. On approche de la date limite et ça devient assez tendu. J’avoue que c’est stressant.

As-tu des recommandations pour les futures femmes entrepreneures ?

De mon expérience, je crois que j’ai déjà donné plusieurs éléments.

Essayer de prendre tout ce qu’on peut prendre des expériences des autres,  rencontrer un maximum de personnes,  se faire coacher, absolument ! Vraiment, si on peut avoir accès à une structure d’accompagnement, il faut le faire, il ne faut pas hésiter. Même si cela peut apporter des contraintes au niveau du temps ou d’autre chose, il faut vraiment le faire.

J’ai vraiment vu la différence de régime : quand on rencontrait notre coach plus souvent ou moins souvent. Je crois que c’est vraiment essentiel d’avoir quelqu’un qui suive tous les détails du projet mais qui soit extérieur. Finalement, à part nous et la personne qui nous accompagne, il n’y a personne d’autre qui est autant au courant et qui connait le projet de l’intérieur. C’est la seule personne qui va connaître tous les détails. Et qui n’est pas de la famille, qui n’est pas un ami. Il y a justement cette distance qui est primordiale.

Autre chose qu’un de nos coachs senior nous a dit : “tu t’en fous de la concurrence”. On était stressé que quelqu’un ouvre là bientôt, on ne parle que des produits locaux, etc. Il faut avoir un concept qui soit super fort et l’affiner au fur et à mesure qu’on avance jusqu’au moment où on sent que c’est le bon moment pour se lancer. Mais il ne faut pas être découragé par la concurrence.

Propos recueillis par Virginie Dewulf et photo prise par Sophie Dewulf


 

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