4e semaine de sensibilisation à l’entrepreneuriat féminin – Du 7 au 12 mars

Mobilisez-vous pour donner aux jeunes une image féminine de l’entrepreneuriat et de la réussite professionnelle !

Du 7 au 12 mars 2016, les entrepreneures sont invitées à témoigner de leur aventure entrepreneuriale dans les collèges (à partir de la 4e), lycées et établissements de l’enseignement supérieur. 

L’objectif : Diffuser l’esprit d’entreprendre et découvrir le monde professionnel à travers le parcours d’entrepreneures. Montrer aux jeunes la diversité et la richesse de l’entrepreneuriat féminin et faire changer les représentations sur la réussite professionnelle.

L’action : Les entrepreneures interviennent soit individuellement dans une classe, soit collectivement dans le cadre de « Forums d’entrepreneures » (plusieurs entrepreneures rencontrent des jeunes en petits groupes à la manière d’un « speed-meeting »).

Chaque entrepreneure assiste à une séance de formation préalable, conformément à l’accord signé avec le Ministère chargé de l’Education Nationale en 2012. Les interventions sont gratuites.

ENTREPRENEURE pour témoigner dans une classe :

1. Créez votre compte entrepreneur sur www.100000entrepreneurs.com

2. Suivez une cession de formation à l’intervention en classe, en réunion collective ou en ligne.

3. Via votre compte, positionnez-vous sur une intervention marquée « entrepreneuriat féminin ».

4. Vous recevrez ensuite un email de mise en relation avec l’enseignant.

5. L’enseignant vous contactera pour préparer l’intervention.

6. Une fois l’intervention passée, répondez au questionnaire qualité envoyé par l’association.

Cliquez ici pour plus d’information.
Et cliquez ici pour vous inscrire.

2016 : 365 opportunités d’entreprendre sa vie

Bonne année 2016 !!

365 opportunitésRelever le défi d’accompagner des jeunes femmes ayant des difficultés pour leur permettre d’accéder à l’entrepreneuriat, c’est l’objectif que s’est donné l’équipe du projet Youth Women Win. Notre approche se veut résolument  innovante, originale et CONCRETE !

Tout au long du projet, nous mettrons à votre disposition des outils innovants, des conseils méthodologiques,  des bonnes pratiques basés sur l’éducation non formelle  afin de donner ou re-donner l’envie  aux  jeunes femmes futures entrepreneures d’accéder à une autonomie  économique et d’être créatrices d’emplois dans leur communauté.

Ce projet s’adresse aux professionnel-le-s (formateurs,  conseillers  Pôle emploi et du Réseaux entreprendre,  animateurs jeunesse, etc.)  et aux acteurs économiques et politiques  soucieux de  faire «  bouger les lignes » sur l’entrepreneuriat dans nos régions.

Roll-up-imageL’année 2016 sera riche pour notre projet. Elle démarrera par une recherche-action pour valider notre mallette d’outil SAFE – Service d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat Féminin. Nous serons reçus à Madagascar par notre partenaire C-for-C au courant du mois d’avril. Nous produirons également un guide de bonnes pratiques à l’attention des accompagnateurs- trices à la création d’entreprise!

Nous vous invitons à  suivre l’actualité du projet et espérons vous retrouver sur le blogue et les réseaux sociaux de Youth Women Win, ou mieux, devenez  des partenaires.

Toute l’équipe de Youth Women Win vous présente ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence et vous souhaite le succès dans vos entreprises !

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Le Doudou de Myriam Maxo – Zoom sur son parcours

Farfelu? Immature? Déconnecté?

Le Doudou est un des produits phares de la designer et conceptrice d’espace intérieur et extérieur Myriam Maxo. Une structure textile qui rappelle un teddy bear mais qui a la particularité de s’adresser aux adultes. Objet de design et de réconfort le Doudou a trouvé sa voie et  parmi ses acheteurs célèbres on compte même la chanteuse Beyonce.

Pourtant, avoir la trentaine et créer un doudou ce n’est pas le projet le plus conventionnel ! Myriam a du en entendre des avis décourageants. Mais elle a persisté et partage aujourd’hui volontiers son expérience avec les plus jeunes. Au cours de la 2eme édition des Kreyol Fashion Days qui se sont tenus en Guadeloupe au mois de juin 2015, le public a eu le plaisir de  découvrir une jeune femme drôle et pétillante, avec une pêche d’enfer !

Nous vous proposons un gros plan sur Myriam son parcours, son expérience et sa vision.

Un parcours atypique

  • Bonjour Myriam, le design n’est pas ta formation initiale, était-ce une orientation évidente ?

Ce n’était pas une orientation évidente, j’ai fais BEP et un BAC professionnel en  comptabilité donc ça n’avait rien avoir avec ça. C’est avec mon BTS en action commerciale que mon projet à commencé à s’affiner. J’étais relativement jeune quand je suis partie en Angleterre pour mes cours d’architecture intérieure, j’avais 22 ans et fini mes études en action commerciale.

  •  Donc tu as pas mal investi dans tes études?

Oui beaucoup, il faut ! Il faut ! Faire mon BEP et BAC professionnel m’a pris 4 ans. J’ai fini à 19 ans. J’ai arrêté mes études pendant une année et j’ai repris. Le fait d’avoir arrêté pendant une année, je pense que ça a du jouer, parce que travailler avec des professionnels qui se lèvent tous les matins pour bosser et gagner leur argent m’a permis de me rendre compte de la dureté de la vie.

  •  Pourquoi avoir choisi l’Angleterre ?

Parce que c’était le plus proche et plus évident. En tant que française les Etats-Unis ce n’est pas le même accès, ce n’est pas non plus les mêmes démarches pour les papiers. Et moi, je  suis partie sur un coup de tête, je ne suis pas partie en me disant je vais faire mes études en Angleterre, c’était pas du tout mon plan. C’était un petit périple de vacances et puis après les gens me disaient : « Pourquoi tu ne restes pas faire tes études regarde y’a une école d’art à tel endroit ». Donc je suis allée « taper » là-bas et la personne que j’ai rencontré a bien « kiffé » le personnage!

Myriam Maxo - Diversity Magazine

Un produit original

  • Des doudous en pagne il y’en a déjà, quelle est la spécificité de ton produit?

Des doudous en pagne y’en a quelques uns ?  Non, je pense que des doudous en pagne il y’en a qui ont copié !  Le concept c’est un doudou qui n’a pas d’yeux, qui permet aux gens de rêver, c’est une pièce artistique. Je fais de la sculpture textile. Effectivement ça a la forme d’un Ours, mais sans yeux et avec une pochette à l’arrière. Le but à travers un objet comme celui-ci, c’est de permettre aux gens d’avoir une touche d’originalité et de couleur chez soi. Voilà le concept du doudou ! Ce n’est pas un produit pour les enfants en fait. Un doudou c’est un petit chiffon tout plat, qu’on prend et qu’on malaxe pour se sentir rassuré, ça apporte cette sécurité. C’est ce que j’aime dans le mot « doudou »,  l’objet a récupéré le nom pour cette raison.

  •  C’est un challenge pour le positionnement du produit ?

L’objet apporte la force du partage de l’amour et tout ça, mais derrière il n’y a pas le coté enfant. C’est dangereux quand un produit qui n’est pas pour les enfants est utilisé par des enfants (sécurité). Là justement à cause de tout ça, je suis obligée de pousser le prix encore plus haut pour ne plus être assimilée aux « doudous ». Cela va être la nouvelle politique de mon  produit pour éviter la confusion  parce que c‘est un produit de luxe.

  • Pourquoi tu as choisi de créer un objet en pagne (tissu africain)?

Je travaille le pagne, le jean, je travaille d’autres matières. Mais bon comme on est black on nous parle toujours du pagne ! Après c’est vrai que j’ai fait un crochet sur le pagne pendant pas mal de temps. Le fait d’avoir fait un objet comme ça en pagne a interpelé tout le monde. C’est un de mes tissus préférés. T’as beau le couper dans tous les sens, tu ne pourras jamais retomber  sur les même pièces ! Le Doudou c’est tout ce concept là. Chaque pièce que je crée est unique, en série limitée.

MD3

Une vision

  • Quels enseignements tires-tu de ton parcours ?

Il y’a une phrase qui dit : « Les conseillères ne sont pas les payeurs », je pense que c’est important à considérer. Et euh… » l’herbe est plus verte là ou elle est arrosée » ! C’est tout simple ! Si tu veux de l’herbe verte, pas besoin de regarder dans le jardin de ton voisin. Il faut t’occuper de ta propre pelouse. C’est le conseil que je donne, car les proverbes de la vie c’est ce qui m’a beaucoup aidé !

  • Quelle est la prochaine étape pour toi ?

Je me prépare pour être au Who’s next cette année. Je suis super contente d’avoir atteint ce niveau qui n’est pas facile d’accès. Etre présente sur l’un des salons mode les plus renommés en France et aussi en Europe. Voir qu’il y’a des gens qui apprécient les belles choses et qui me donnent du  crédit, et ça a pris du temps du temps pour avoir le crédit par rapport au travail que je fais. Faut se dire qu’au début quand je faisais mes pièces, on me disait souvent « Ah ouais, c’est pas 50 euros ?  Ah ben en Côte D’Ivoire c’est 10 euros » ou « Ma tante elle faisait des petits doudous comme ça pour des gens en centre hospitalier ». En fait on veut toujours comparer des choses qui ne se comparent pas et ce n’est pas de la progression.

  • Pour finir, tu as une dernière recommandation pour les futures entrepreneures ?

  « L’authenticité c’est une valeur sure ».La personne qui ne copie pas n’a pas besoin de se défendre. On voit la différence au premier regard ! Entreprendre c’est bien et ça été la meilleure décision que j’ai prise. J’encourage les lectrices à être plus entreprenantes !

Merci Myriam de ta belle énergie!

Pour en savoir plus sur le travail de MyriaM Maxo :

Mais où trouver l’argent ?!

J’ai une idée ambitieuse qui pourrait bien devenir une entreprise florissante ! Une entreprise qui me permettrait de m’épanouir et nous mettrai à l’abri, mon fils et moi. Je n’ai pas peur de m’investir ou des nuits sans sommeil. Je peux même faire taire ma peur de l’échec. Cependant, j’ai un problème: j’ai peur de contracter un crédit!

Mais OU trouver l'argent -!En fait, j’ai l’impression que crédit rime avec endettement. Quand j’essaye de faire un plan de financement, je me fais aussitôt un scénario catastrophe, mes incertitudes prennent le dessus.  Pourtant, pour monter une entreprise il faut un minimum de financement et mes apports personnels sont largement insuffisants!

En creusant plus, j’ai constaté que d’autres solutions que le crédit en banque s’offrent à moi. Voici 4 pistes que je partage avec vous:

 

1- Les concours à la création d’entreprise ont l’intérêt de confronter le projet à la réalité et aux regards d’experts. Cela peut être un peu douloureux pour l’égo, mais participer à un concours demande de s’appliquer. Les prix ne sont pas négligeables, on parle de plusieurs milliers d’euros. En voici quelques-uns dédiés aux femmes entrepreneures:

Il existe de nombreux autres concours et rien ne vous oblige à vous limiter qu’à ceux réservés aux femmes. Le site Elles entreprennent propose une liste :  ici 

2- La levée de fonds/ le crowdfunding – c’est une méthode qui s’appuie sur notre réseau. Cela convient parfaitement pour un projet communautaire ou si vous êtes plutôt du genre populaire ! Attention tout de même, il n’y a pas d’effet levier magique !

La levée de fonds, même via les plateformes en ligne de crowdfunding, demande beaucoup d’investissement personnel, de structurer son projet et de bien le présenter.

Pour ma part, j’ai toujours procédé par étapes : d’abord rassembler un petit montant de départ, puis organiser un événement de levée de fonds dimensionné pour multiplier la mise de fonds initiale et ainsi de suite ! L’avantage est que la collecte de fonds mobilise un réseau de personnes qui seront nos futurs clients, collaborateurs, sponsors, etc.

3- Les tontines, qui étaient très fréquentes avant, permettent à chaque femme de contribuer à un pot commun et de bénéficier de l’épargne ainsi constituée chacune à son tour. Par exemple, un cercle de 12 jeunes entrepreneures cotisant 100 euros par mois peut permettre à chaque membre de toucher 1200 euros une fois l’an.

4- L’aide financière ou en nature de l’entourage peut carrément soulager de quelques factures ou permettre d’obtenir des services gratuits ou à moindre coût. Je ne vous dis pas de quémander systématiquement à vos proches ou de détourner la pension de retraite de vos parents, mais c’est essentiel pour une entrepreneure d’utiliser son réseau et quelques fois cela passe par un prêt ou un coup de main !

Il existe bien d’autres sources de financement à explorer. Elles feront l’objet d’un prochain article. Pour le moment, plus je me renseigne et plus cela m’encourage à ne pas voir le manque de financement comme une limite à la réalisation de mon projet!

Dominique.

 

EVERYTHING YOU'VE EVER WANTED IS ON THE OTHER SIDE OF FEAR